Les 7 types de storyboard : le guide complet
Avant de tourner le moindre plan, chaque réalisateur se pose la même question : à quoi va ressembler l'histoire à l'écran ? Le storyboard répond à ça, mais il n'existe pas un format unique. Comprendre les 7 types de storyboard vous aide à choisir le bon outil pour le bon moment, du croquis griffonné en dix secondes à la maquette animée prête pour le client.
Ce guide passe en revue chaque type, ce qu'il apporte et quand l'utiliser. À la fin, vous saurez exactement quel format sortir selon votre projet, votre équipe et votre échéance.
Pourquoi il existe plusieurs types de storyboard
Un storyboard sert à planifier visuellement une séquence, plan par plan, avant la production. Mais les besoins d'un court métrage d'animation ne sont pas ceux d'une pub verticale pour TikTok ou d'un jeu vidéo interactif.
Chaque type répond à un moment précis de la création : brainstorming rapide, validation avec un client, calage du rythme, ou préparation technique du tournage. Savoir lequel choisir vous fait gagner un temps précieux. Si vous débutez, notre article à quoi sert un storyboard pose bien les bases.
1. Le storyboard traditionnel
C'est l'image que tout le monde a en tête : une série de cases dessinées à la main, au crayon ou à l'encre, arrangées en séquence sur des planches. Chaque case montre un plan, souvent accompagné d'annotations sur le cadrage, le mouvement de caméra ou le dialogue.
Le storyboard traditionnel reste imbattable pour la liberté d'expression. Un bon dessinateur capte une émotion ou une lumière en quelques traits. C'est le format de référence au cinéma et en publicité depuis des décennies.
Son défaut : il demande du temps et un vrai coup de crayon. Pour un modèle prêt à l'emploi, jetez un œil à notre modèle de storyboard à imprimer.
2. Le storyboard thumbnail
Le thumbnail (ou « vignette ») est la version brouillon du storyboard. Ce sont de tout petits croquis rapides, sans détail, parfois plusieurs par plan, jetés sur une seule feuille.
Son but n'est pas d'être joli mais d'explorer des idées à toute vitesse. On teste plusieurs cadrages, plusieurs enchaînements, on garde ce qui fonctionne. C'est l'outil idéal de la phase d'idéation, avant de s'engager sur un découpage propre.
Beaucoup de storyboarders commencent toujours par des thumbnails, puis développent seulement les plans retenus. C'est rapide, économique, et ça évite de peaufiner une idée qui finira à la poubelle.
3. Le storyboard scénarisé
Le storyboard scénarisé associe étroitement l'image et le texte. Sous chaque case figurent le dialogue, la voix off, les indications sonores et parfois la durée du plan. Il fait le pont entre le scénario écrit et la mise en images.
Ce format brille pour les projets où le récit porte l'ensemble : films narratifs, spots publicitaires, vidéos pédagogiques. Le lecteur suit l'histoire ligne par ligne sans jamais deviner. Pour bien distinguer les deux documents, lisez notre comparatif différence entre un scénario et un storyboard.
4. Le storyboard vertical
Le format vertical n'est pas un caprice : il colle aux écrans de smartphone et aux plateformes comme TikTok, Instagram Reels ou YouTube Shorts. Ici, les cases s'empilent en 9:16 et l'on pense le cadrage pour le scroll.
Composer en vertical change la grammaire visuelle. Les visages remplissent l'écran, le texte s'intègre différemment, l'action se lit du haut vers le bas. Storyboarder dès le départ dans ce ratio évite les mauvaises surprises au montage.
Si vous créez pour le mobile, notre guide sur le format vidéo pour TikTok et Instagram complète bien ce point.
5. Le storyboard numérique
Le storyboard numérique (ou digital) reprend les mêmes principes que le traditionnel, mais sur ordinateur ou tablette. On dessine dans un logiciel, on importe des photos, on glisse des captures, on réorganise les plans en un clic.
Ses avantages sont concrets : édition instantanée, collaboration en ligne, présentation propre sous forme de diaporama, et export facile à partager avec un client ou une équipe à distance. C'est aujourd'hui le standard dans la plupart des studios.
Le débat entre storyboard traditionnel et numérique n'a pas vraiment de gagnant : beaucoup de pros esquissent à la main puis numérisent. Pour choisir votre outil, consultez notre sélection du meilleur logiciel de storyboard.
6. Le storyboard animatique
L'animatique est un storyboard qui bouge. On monte les cases les unes après les autres dans une timeline, avec la bonne durée, des mouvements de caméra simulés, une voix off temporaire et parfois de la musique.
Résultat : une prévisualisation qui donne le vrai rythme du film avant de dépenser un centime en production. On repère un plan trop long, une transition ratée, un silence qui traîne. C'est un passage quasi obligé en animation et en publicité haut de gamme.
Un animatique demande plus de travail qu'une planche fixe, mais il fait gagner énormément en aval. C'est le pont naturel entre le storyboard et le film fini.
7. Le storyboard interactif
Dernier type, le plus récent : le storyboard interactif planifie des récits non linéaires. Pensez jeux vidéo, expériences narratives à embranchements, applications où l'utilisateur fait des choix. Chaque case peut mener à plusieurs suites.
On y schématise les chemins possibles, les points de décision et les conséquences, souvent sous forme d'arborescence plutôt que de ligne droite. Impossible de concevoir un jeu ou une fiction interactive sérieuse sans cet outil.
Il exige une pensée différente : on ne raconte plus une histoire, on en cartographie plusieurs à la fois.
Comment choisir le bon type de storyboard
La question n'est pas « lequel est le meilleur » mais « lequel maintenant ». Un même projet en mobilise souvent plusieurs à la suite : des thumbnails pour trouver l'idée, un storyboard scénarisé pour la valider, un animatique pour caler le rythme.
Quelques repères simples :
- Trouver des idées vite : thumbnail
- Présenter à un client : traditionnel ou numérique, propre et scénarisé
- Vidéo mobile courte : vertical
- Vérifier le rythme : animatique
- Jeu ou récit à choix : interactif
Bonne nouvelle : vous n'avez plus besoin de savoir dessiner. Avec Scriptly, vous décrivez vos scènes en discutant avec un directeur artistique IA, qui planifie le storyboard plan par plan, garde vos personnages et décors cohérents, puis génère directement les clips vidéo. Vous passez de l'idée au film sans quitter une simple conversation.
Prêt à passer du storyboard au film ?
Que vous partiez d'un thumbnail griffonné ou d'une idée en tête, créez votre film avec Scriptly : décrivez vos scènes, laissez l'IA construire le storyboard et générer chaque plan, puis exportez un film complet avec voix off, sous-titres et musique. C'est le chemin le plus court entre les 7 types de storyboard et un vrai résultat à l'écran.
FAQ
Quels sont les 7 types de storyboard ?
Les sept types les plus courants sont le storyboard traditionnel, le thumbnail, le scénarisé, le vertical, le numérique, l'animatique et l'interactif. Chacun répond à un moment précis de la création, du brainstorming à la prévisualisation animée.
Quelle est la différence entre un storyboard traditionnel et numérique ?
Le storyboard traditionnel se dessine à la main sur papier, tandis que le numérique se réalise dans un logiciel. Le numérique facilite l'édition, la collaboration en ligne et le partage, mais beaucoup de pros combinent les deux en numérisant leurs croquis.
Quel type de storyboard choisir pour une vidéo TikTok ?
Le storyboard vertical est le mieux adapté : il pense le cadrage en 9:16 pour le scroll sur smartphone. Composer dès le départ dans ce ratio évite les recadrages ratés au montage.
Faut-il savoir dessiner pour faire un storyboard ?
Non. Les thumbnails acceptent des croquis très sommaires, et les outils numériques ou IA permettent de planifier un storyboard sans compétence en dessin. Avec Scriptly, vous décrivez vos scènes et l'IA construit le storyboard pour vous.
Qu'est-ce qu'un storyboard animatique ?
C'est un storyboard mis en mouvement dans une timeline, avec durées, mouvements de caméra simulés et son temporaire. Il donne le vrai rythme du film avant la production et sert de pont vers le montage final.