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Comment faire un storyboard pour un jeu vidéo : le guide

Sep 30, 2026

Savoir comment faire un storyboard pour un jeu vidéo, c'est éviter de coder une scène trois fois parce que personne ne s'était mis d'accord sur le cadrage. Contrairement à un film, un jeu n'est pas une ligne droite : le joueur bouge la caméra, fait des choix, déclenche des événements. Votre storyboard doit donc raconter deux choses à la fois : ce qui se passe à l'écran, et ce que le joueur peut faire.

Ce guide vous donne une méthode concrète pour découper vos scènes, cadrer vos plans, gérer les embranchements et traiter proprement vos cinématiques. Pas besoin d'être dessinateur : l'objectif est la clarté, pas la beauté.

Storyboard de jeu : gameplay ou cinématique ?

Avant de dessiner quoi que ce soit, séparez deux natures de séquences, car elles ne se planifient pas pareil.

  • Les cinématiques (cutscenes) : le joueur regarde. Ici, vous travaillez exactement comme au cinéma — cadrage, valeurs de plan, mouvements de caméra, montage. C'est un storyboard de cinématique de jeu classique.
  • Le gameplay : le joueur agit. Le storyboard doit montrer la caméra jouable, l'interface (HUD, jauges, invites de touches), les éléments interactifs et les états possibles de la scène.

Beaucoup de studios utilisent une troisième catégorie hybride : les séquences scriptées, où le joueur garde le contrôle pendant qu'un événement se déclenche autour de lui. Repérez-les tôt, car ce sont les plus coûteuses à produire.

Si la notion de storyboard vous est encore floue, faites d'abord un détour par notre guide pour faire un storyboard avant d'attaquer les spécificités du jeu.

Étape 1 : découper vos scènes en moments clés

N'essayez pas de tout dessiner. Listez d'abord les moments qui font avancer l'histoire ou l'expérience : l'arrivée dans un niveau, un boss, un dialogue décisif, une révélation. C'est le squelette de votre planification.

Pour chaque moment, notez en une phrase l'intention : que doit ressentir ou comprendre le joueur ici ? Cette étape de tri est ce qui vous permet ensuite de planifier les scènes d'un jeu sans vous noyer dans les détails.

Une fois la liste posée, transformez chaque moment clé en une poignée de plans. Un boss peut demander cinq plans (approche, révélation, phase 1, phase 2, mise à mort), un simple couloir de transition, un seul.

Étape 2 : cadrer chaque plan (caméra, action, interface)

Sur chaque case, faites tenir quatre informations. Une case illisible ne sert personne.

  • L'image : un croquis, même en bonshommes-bâtons, qui montre la composition et ce qu'on voit à l'écran.
  • La caméra : valeur de plan (large, moyen, gros plan), angle, et surtout le mouvement — travelling, caméra à l'épaule, caméra libre contrôlée par le joueur.
  • L'action et le son : ce qui bouge, les dialogues, les effets sonores, la musique.
  • L'interface : pour le gameplay, dessinez le HUD et les invites ("appuyez sur X"). C'est un oubli fréquent qui casse toute la lisibilité d'un storyboard game design.

Ajoutez toujours un numéro de plan et une durée estimée. Ces repères deviennent le langage commun de l'équipe. Pour savoir combien de cases prévoir, ce guide sur le nombre de plans donne de bons ordres de grandeur.

Étape 3 : gérer les embranchements et les choix du joueur

C'est ici que le jeu se distingue radicalement du film. Le joueur décide, et votre storyboard doit rendre ces bifurcations visibles.

Deux outils suffisent. Pour une scène linéaire, gardez la grille classique de gauche à droite. Dès qu'un choix apparaît, passez à un mini-schéma en arborescence : une case de décision, puis des flèches vers chaque conséquence.

Marquez clairement les points de décision (une couleur, un symbole) et indiquez ce qui déclenche chaque branche : un dialogue, une action, un objet ramassé. Documentez aussi les états d'une même scène — de jour, de nuit, avant ou après un événement — car une seule case peut correspondre à plusieurs versions à produire.

Ce travail d'embranchement révèle souvent des trous : une branche sans issue, un choix sans conséquence, un chemin jamais testé. Mieux vaut les voir sur papier que six mois plus tard.

Cinématiques : traiter vos cutscenes comme un film

Pour une cinématique), oubliez l'interactivité et adoptez la grammaire du cinéma. Alternez les valeurs de plan pour donner du rythme, respectez la règle des 180 degrés pour ne pas désorienter, et pensez chaque transition entre les plans.

Soignez la continuité des personnages et des décors d'un plan à l'autre : c'est ce qui distingue une cinématique crédible d'un montage bancal. Si vos personnages doivent rester identiques de scène en scène, créer un personnage de jeu vidéo cohérent en amont vous fera gagner un temps précieux.

Les principes d'un storyboard de film d'animation s'appliquent presque tels quels aux cinématiques en 3D temps réel — ce guide dédié à l'animation complète bien cette partie.

Créer votre storyboard de jeu vidéo plus vite

Le storyboard reste une étape d'avant-production : son but est de valider une idée à moindre coût, pas de faire de belles planches. Vous pouvez tout à fait le faire sans savoir dessiner, avec des formes simples et des annotations claires.

Pour aller plus vite, certaines équipes prévisualisent leurs cinématiques en générant des plans animés directement à partir d'une description. Avec Scriptly, vous discutez avec un directeur artistique IA pour concevoir vos personnages et décors, les garder cohérents d'une scène à l'autre, planifier votre storyboard scène par scène, puis générer de courts clips vidéo par plan. C'est une manière rapide de transformer un scénarimage en animatique présentable avant d'engager la production.

Quelle que soit votre méthode, gardez le réflexe : découpez, cadrez, annotez, montrez les choix. Un bon storyboard est celui que toute l'équipe lit sans poser de question.

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FAQ

Quelle est la différence entre un storyboard de gameplay et un storyboard de cinématique ?

Le storyboard de cinématique se pense comme au cinéma : le joueur regarde, on planifie cadrage, caméra et montage. Le storyboard de gameplay montre en plus la caméra jouable, l'interface (HUD, invites de touches) et les éléments interactifs, car le joueur agit sur la scène.

Faut-il savoir dessiner pour storyboarder un jeu vidéo ?

Non. L'objectif est la clarté, pas l'esthétique. Des formes simples, des bonshommes-bâtons et des annotations précises sur la caméra, l'action et l'interface suffisent à faire comprendre chaque plan à toute l'équipe.

Comment représenter les choix du joueur dans un storyboard ?

Utilisez un mini-schéma en arborescence : une case de décision, puis des flèches vers chaque conséquence. Marquez les points de décision avec une couleur ou un symbole et indiquez ce qui déclenche chaque branche.

Combien de plans faut-il par scène de jeu ?

Cela dépend de l'intensité du moment. Un couloir de transition peut tenir en un plan, un affrontement de boss en cinq ou plus. Découpez selon les moments clés plutôt que selon une durée fixe.

Quels outils utiliser pour faire un storyboard de jeu vidéo ?

Papier, tableur, logiciel de storyboard dédié ou outil de prévisualisation IA : tout fonctionne. Le plus important est de pouvoir numéroter les plans, annoter la caméra et l'interface, et montrer les embranchements.

À quel moment du développement faire le storyboard ?

En avant-production, avant de modéliser ou de coder les scènes. C'est là qu'il coûte le moins cher de repérer un trou de gameplay, une branche narrative sans issue ou une cinématique mal rythmée.

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